« Disons cette belle prière : Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! »

« Redisons trois fois cette belle prière: «Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis» ! », c’est l’invitation lancée par le pape François aux visiteurs venus place Saint-Pierre pour l’audience générale de ce mercredi matin, 1er juin.

Voici deux extraits de la catéchèse du Pape François, Le pharisien et le publicain (traduction Traduction de Zenit, Constance Roques).

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… Il ne suffit donc pas de nous demander combien de temps nous prions, nous devons aussi nous demander comment nous prions, ou mieux, comment est notre cœur : il est important de l’examiner pour évaluer nos pensées, nos sentiments, et en extirper l’arrogance et l’hypocrisie. Mais je pose une question : peut-on prier avec arrogance ? Non ! Peut-on prier avec hypocrisie ? Non ! Nous devons seulement prier en nous mettant devant Dieu tels que nous sommes. Pas comme le pharisien qui priait avec arrogance et hypocrisie. Nous sommes tous pris par la frénésie du rythme quotidien, souvent livrés à nos sensations, étourdis, confus. Il est nécessaire d’apprendre à retrouver le chemin de notre cœur, de retrouver la valeur de l’intimité et du silence, parce que c’est là que Dieu nous rencontre et nous parle. C’est seulement à partir de là que nous pouvons à notre tour rencontrer les autres et parler avec eux. Le pharisien s’est mis en marche vers le temple, il est sûr de lui mais il ne se rend pas compte qu’il a perdu le chemin de son cœur.

 

 

 

… Jésus conclut la parabole par une sentence : « Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (v.14). De ces deux-là, lequel est le corrompu ? Le pharisien. Le pharisien est justement l’image du corrompu qui fait semblant de prier, mais ne réussit qu’à se pavaner devant un miroir. C’est un corrompu et il fait semblant de prier. Ainsi, dans la vie, celui qui se croit juste et qui juge les autres en les méprisant est un corrompu et un hypocrite. L’arrogance compromet toute bonne action, vide la prière, éloigne de Dieu et des autres. Si Dieu préfère l’humilité, ce n’est pas pour nous abaisser : l’humilité est plutôt la condition nécessaire pour être relevé par lui, pour faire l’expérience de la miséricorde qui vient combler nos vides. Si la prière de l’arrogant ne touche pas le cœur de Dieu, l’humilité du misérable l’ouvre tout grand. Dieu a une faiblesse : son faible pour les humbles. Devant un cœur humble, Dieu ouvre entièrement son cœur. C’est cette humilité que la Vierge Marie exprime dans le chant du Magnificat : « Il s’est penché sur son humble servante. […] Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. » (Lc 1,48-50). Qu’elle nous aide, elle, notre Mère, à prier d’un cœur humble. Et nous, redisons trois fois cette belle prière : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ».

 

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