La pratique du rosaire

Dans sa Lettre Apostolique Le Rosaire de la Vierge Marie, Saint Jean Paul II écrivait :

« La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l’engagement du disciple à « se conformer » toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29 ; Ph 3, 10.21). Par l’effusion de l’Esprit reçu au Baptême, le croyant est greffé, comme un sarment, sur la vigne qu’est le Christ (cf. Jn 15, 5), il est constitué membre de son Corps mystique (cf. 1 Co 12, 12 ; Rm 12, 5). Mais à cette unité initiale doit correspondre un cheminement de ressemblance croissante avec lui qui oriente toujours plus le comportement du disciple dans le sens de la « logique » du Christ. Selon les paroles de l’Apôtre, il faut « se revêtir du Seigneur Jésus Christ » (cf. Rm 13, 14 ; Ga 3, 27).

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire « amicale ». Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire « respirer » ses sentiments.»

Prier le Rosaire, c’est donc contempler le Christ par l’intermédiaire du coeur de Marie. Elle nous prête son regard, son écoute et son coeur pour pénétrer chacun des mystères de son Fils. C’est un goutte à goutte de lumière nous faisant dire :  »c’est encore plus grand que je ne pensais ». Avec quelle pédagogie magnifique il ne nous est éclairé que ce qui doit l’être, pour nous, aujourd’hui.

Prier le Rosaire, c’est se rapprocher de la très Sainte Vierge, se mettre sous sa protection, sous son manteau, c’est marcher avec elle, c’est accepter d’être éduquer par elle, c’est lui confier toute notre vie, c’est apprendre par elle à s’abandonner dans les bras de Dieu. Rien de passif quand il s’agit de renoncer à croire que je mène ma vie, que je maîtrise, que j’assume… tout cela à la seule force de mes petits poignets. A l’école de Marie, c’est d’abord l’humilité qu’elle nous enseigne.

Prier le Rosaire c’est une prière quotidienne qui opère une transformation d’attitude, « non pas comme je veux mais ce que Tu veux ». C’est quoi la Volonté de Dieu pour aujourd’hui ? Avec le Rosaire cette question ne me lâche pas.

Prier le Rosaire, c’est demander et recevoir des grâces qui appartiennent aux fruits de chaque mystère comme l’humilité, la charité, la persévérance, la foi, l’espérance…

Prier le Rosaire c’est un coeur à coeur avec Marie qui nous guide vers son Fils, qui Lui nous mène vers le Père. Chacune de leur relation est un mystère d’Amour dans le mystère.

Prier le Rosaire, c’est aussi un acte de foi dans l’efficacité de l’intercession de Marie, « tandis que nous la supplions, Marie, Sanctuaire de l’Esprit Saint (cf. Lc 1, 35), se tient pour nous devant le Père, qui l’a comblée de grâce, et devant le Fils, qu’elle a mis au monde, priant avec nous et pour nous. »

Prier le Rosaire, c’est le « chemin d’une dévotion mariale, animée de la conscience du rapport indissoluble qui lie le Christ à sa très sainte Mère : les mystères du Christ sont aussi, dans un sens, les mystères de sa Mère, même quand elle n’y est pas directement impliquée, par le fait même qu’elle vit de Lui et par Lui. »

Prier le Rosaire c’est répondre à Son Appel, dans toutes ses apparitions et encore aujourd’hui, elle ne cesse de nous inviter à prier, prier, prier sans cesse. A t-on vraiment idée de la puissance de la prière dans l’invisible ?

Propos recueillis par Corinne Haulot

http://www.spiritualite-chretienne.com/Jean-Paul_2/rosaire.html

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