L’Abandon à la Providence divine

« Je mourais de soif, je courais de fontaine en fontaine, de ruisseau en ruisseau, et voilà une main qui a fait un déluge ; l’eau m’environne de toutes parts. Tout devient pain pour me nourrir, savon pour me blanchir, feu pour me purifier, ciseau pour me donner des figures célestes. Tout est instrument de grâce pour toutes mes nécessités ; ce que je chercherais dans tout autre chose, cela me cherche incessamment et se donne à moi par toutes les créatures.

O amour, faut-il que cela soit ignoré et que vous vous jetiez pour ainsi dire à la tête de tout le monde avec toutes vos faveurs, et qu’on vous cherche dans les coins et recoins où l’on ne vous trouve pas ? Quelle folie de ne pas respirer dans l’air, de ne pas trouver l’eau dans le Déluge, de ne pas trouver Dieu, de ne pas le goûter, de ne pas recevoir son onction en toutes choses ! »

Jean-Pierre Caussade, né le 7 mars 1675 à Cahors et décédé le 8 décembre 1751 à Toulouse, était un prêtre jésuite français et maître spirituel de renom

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