Les conséquences de la foi

Dans sa Constitution Dei Verbum, le Concile Vatican II explique : « Par la foi, l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu, dans un complet hommage d’intelligence et de volonté à Dieu qui se révèle, et dans un assentiment volontaire à la révélation qu’il fait ». La foi n’est possible que parce que Dieu parle le premier et fait luire sur l’homme la lumière de la vérité. La foi est donc un Don de Dieu et nous croyons que cette proposition est faite à tout homme d’une manière ou d’une autre. La Foi est un acte libre et responsable de l’homme tout entier y compris dans son intelligence et dans sa volonté. En entrant dans la foi, l’homme accepte le Don de Dieu et y répond. La foi a un continu. La foi ce n’est pas avoir des convictions, des valeurs, des idées ou un art de vivre, la foi a pour objet quelqu’un : Dieu. La foi nous pousse à un comportement, la foi nous pousse à poser des actes en cohérence avec ce que nous croyons.

La foi est un acte de conversion parce qu’elle est un choix, une option : suivre le Christ. Ce qui veut dire que la morale, qui est une manière de se comporter est une conséquence de la foi. La foi ne peut nullement se réduire à une morale, à l’observance d’une loi. Mais cela veut dire aussi qu’il est impossible de se dire vraiment croyant sans une pratique de la foi, une mise en œuvre de la foi. L’expression « croyant, non pratiquant » est en faite une incohérence, même si elle recouvre hélas, une réalité. qui engage à une pratique.

Credo du 22/11/2016 – Mgr Jean-Marie Le Vert.

 

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