Nouvel Age et postmodernité

Le terme clé de la postmodernité est celui de « déconstruction », qui s’applique à tous les domaines, y compris religieux. Avec pour conséquence, le développement des nouvelles formes de religiosités – regroupées sous le terme « Nouvel Age » – correspondant à la mentalité post- ou hyper-moderne. De nos jours, la quête religieuse prend ses distances par rapport aux institutions (déconstruites), par rapport aux dogmes (déconstruits) et par rapport à la morale (déconstruite). Elle se replie donc sur la sphère privée, s’élabore selon la sensibilité du moment de chacun, à partir d’éléments empruntés aux diverses traditions disponibles. Ce bri-collage syncrétiste est expurgé de toute morale, le relativisme étant le maître mot : à chacun sa vérité, ses valeurs et son éthique. La recherche est centrée sur l’acquisition d’expériences sensibles fortes, qui sortent de l’ordinaire, et qui soient susceptibles d’un crescendo intensif pour éviter l’ennui.

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